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La reproduction chez les chiens

        

Même s’il n’en est rien, vous pouvez souhaiter que votre chienne fasse des petits. Vous devez alors connaitre et maîtriser certains points pour que ceci se passe dans les meilleures conditions et profiter ensuite des joies de la naissance de petits chiots.

        
 

        

        

        

LES CHALEURS CHEZ LA CHIENNE.


        
Comment savoir si une chienne est en chaleur ? Quelle est la période favorable ?

        
Si certaines chiennes de petit format ont habituellement leurs premières chaleurs vers six mois, voire dès quatre mois, le premier cycle est souvent plus tardif chez les grandes races, pouvant apparaître qu’à l’âge de deux ans.

        
 

        
Ces chaleurs réapparaissent régulièrement, et là encore si elles se reproduisent deux fois par an en général, on peut observer des intervalles allant de 4 mois (petites races) jusqu’à un an ou plus (races géantes). La durée des chaleurs varie elle aussi (de 5 à 15 jours) et se caractérise par des modifications visibles : la vulve gonfle, puis des saignements apparaissent. On appelle cette période le pro-oestrus. La chienne est alors attrayante pour les mâles puisqu’elle libère des phéromones dans ses urines, mais elle n’est pas particulièrement réceptive et n’est pas féconde.

        
Même si des chiennes en croissance sont déjà nubiles, il n’est pas conseillé de faire reproduire une chienne dont la croissance n’est pas achevée, c’est-à-dire dès les premières chaleurs.

        
 

        

                La période favorable pour la saillie, appelée oestrus, est celle de l’ovulation. Elle débute en général une douzaine de jours après le début des chaleurs, et vous constaterez à ce moment une diminution des pertes vulvaires.

        
Si les signes sont ténus, vous pouvez, avec votre vétérinaire évaluer le moment le plus favorable. Trois méthodes peuvent être utilisées : le frottis vaginal, en recherchant des modifications cellulaires au microscope après coloration, la mesure du taux sanguin de progestérone qui accompagne de façon précise la « ponte ovulaire ». La saillie doit être réalisée dans les 48 heures. Le dosage de la LH (hormone lutéinisante) est également possible (éventuellement en complément des autres tests). L’ovulation apparait environ 48 après l’augmentation de la LH. La période favorable a lieu deux jours après, et dure de deux à trois jours. Ces tests sont très sensibles, mais doivent être anticipés. N’hésitez donc pas à en parler à votre vétérinaire si vous souhaitez les mettre en œuvre pour votre chienne.

        
 

        

L’ACCOUPLEMENT. COMMENT ASSURER SA RÉUSSITE ?


        
Ce sont souvent les mâles qui sont les plus stressés par l’accouplement. C’est pour cette raison qu’il est préférable de mener la chienne chez le chien plutôt que le contraire et de prévoir plusieurs accouplements sur deux jours. L’accouplement débute par une brève phase de cour accompagnée de flairage qui contribue à l’excitation des deux chiens. L’érection apparaît, renforcée chez le chien par l’existence d’un os pénien, et l’intromission est alors possible. Celle-ci peut durer plus d’une vingtaine de minutes, et se caractérise par une phase de « verrouillage » durant laquelle les bulbes érectiles du chien sont maintenus captifs par les mouvements de striction musculaire de la chienne. Ce verrouillage n’est pas obligatoire pour qu’il y ait fécondation. Durant cette phase cruciale, il est préférable que vous laissiez les deux chiens se débrouiller seuls, en les observant toutefois à distance pour vérifier l’acceptation du chien par la chienne. La saillie se termine en général par une phase d’accroche, durant laquelle le chien et la chienne sont liés en se tournant le dos. Cette phase dure 5 à 10 minutes, et il est impératif d’attendre qu’elle se termine sans séparer les chiens. Si votre chienne refuse la saillie, vous pouvez avoir recours à l’insémination artificielle. Celle-ci est pratiquée par certains vétérinaires spécialistes. Votre vétérinaire pourra vous conseiller à ce sujet si vous le souhaitez.

        
 

        

LA GESTATION : COMMENT SAVOIR SI MA CHIENNE EST GESTANTE, ET QUE FAIRE POUR L’ACCOMPAGNER ?


        

                La gestation dure de 62 à 67 jours, mais vous pourrez constater une durée de 70 jours à partir de la saillie, qui n’est pas forcément le jour de la fécondation. Il n’existe malheureusement pas de test très précoce de gestation chez la chienne. C’est seulement à partir de 18 jours que l’échographie permet de déceler des vésicules embryonnaires. La radiographie n’est sensible, mais intéressante qu’à partir de 45 jours : elle permet de compter le nombre de fœtus. Il est également possible de mesurer la présence dans le sang d’une hormone, la relaxine, qui permet un diagnostic fiable de gestation entre le 22e et le 28e jour.

        
 

        

                Pensez à déclarer la saillie (certificat de saillie) auprès de la Société Centrale Canine si les deux parents sont inscrits au Livre des Origines (LOF). Cette déclaration doit être envoyée dans les quatre semaines qui suivent la saillie : il vous faut donc contacter votre vétérinaire pour ces tests au bon moment, d’autant qu’ils doivent parfois être répétés (dosage de la relaxine en particulier).

        
La gestation ne pose la plupart du temps aucun problème. Pensez cependant à éviter qu’un autre mâle ne vienne couvrir votre chienne après la saillie souhaitée ! Dans les premières semaines, il n’est pas nécessaire de modifier l’alimentation. C’est seulement à 6 semaines que les besoins sont notablement modifiés.

        
 

        

                Donnez une alimentation adaptée : les aliments pour chiots sont bien formulés pour la fin de la gestation, votre équipe soignante vétérinaire peut vous conseiller pour choisir la meilleure alimentation pour votre chienne : évitez en particulier de supplémenter sans avis. Les besoins en énergie augmentent environ de 10% par semaine, alors que l’utérus prend de plus en plus de place dans l’abdomen. Pour cette raison, fractionnez les repas, mais pour autant continuez à surveiller la quantité donnée : une prise de poids trop importante pourrait créer des problèmes lors de la mise-bas.

        
 

        

PRÉPARER ET ACCOMPAGNER LA MISE-BAS


        
Si c’est la première fois que votre chienne attend des chiots, il est indispensable de faire pratiquer un examen gynécologique par votre vétérinaire, à la huitième semaine, pour s’assurer qu’aucune anomalie ne viendra perturber l’expulsion des chiots. Durant les semaines qui précèdent, vous constaterez que votre chienne modifie son comportement. Elle recherche un endroit tranquille, récupère un certain nombre d’objets, cherche votre compagnie, et fait son « nid ». Vous pouvez l’aider à préparer un endroit calme pour la naissance. Dans les jours qui précèdent, bien que ce soit inconstant, on note une diminution de l’appétit, une augmentation des modifications comportementales, et le développement des mamelles. La vulve gonfle et se relâche (3 jours avant), puis la température de la chienne diminue d’un degré dans les 24 heures qui précèdent la naissance.

        
 

        

        

        

                Il n’est pas nécessaire d’intervenir lors de la mise-bas, sauf si la visite prénatale a décelé une anomalie. La chienne devient très nerveuse, ce qui accompagne les contractions utérines. On note alors une perte d’appétit, et parfois des vomissements. Cette phase peut durer 6 à 12 heures, voire 36 heures pour la première gestation. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire. L’engagement du premier chiot s’accompagne de contractions visibles au niveau de l’abdomen. La perte des eaux a lieu, et le premier chiot apparaît normalement moins de 3 heures après, suivi le plus souvent dans le quart d’heure des annexes fœtales. Les chiots peuvent se présenter par l’avant ou par l’arrière : il faut alors parfois aider la chienne si l’expulsion dure trop longtemps (en accompagnant les contractions par une traction légère). Les autres chiots vont ensuite se succéder, avec un intervalle maximum de 2 heures entre deux naissances.

        
 

        

ET APRÈS ?


        

                Veillez à ce que chaque chiot soit rapidement débarrassé des débris des enveloppes et liquides fœtaux et qu’il respire correctement. La mère s’en occupe seule normalement et lèche son petit, elle coupe le cordon ombilical à cette occasion. Si ce n’est pas le cas, utilisez un morceau de ficelle propre et nouez-la à environ 1,5 cm. Avant de couper le cordon. Surveillez également que le petit ait accès rapidement à la mamelle pour téter et récupérer le premier lait : ce colostrum contient en effet des anticorps très important pour assurer son immunité dans les premières semaines. Il ne vous reste plus qu’à surveiller la prise de poids des chiots et à montrer votre portée à votre vétérinaire dans les 48 heures pour s’assurer de la viabilité de chacun, de la santé de la mère, de la quantité et de la qualité du lait, etc.